Sur les quais: Au pied de Notre Dame, alors que nous nous dirigeons vers le Pont au Double, nous croisons une dame d’un certain âge, une jeune fille et un teckel qui se dirigent vers Austerlitz. La dame est celle de la statue du jardin de Notre-Dame. Le teckel ne m’intéresse pas du tout. A notre retour, je les vois de loin accroupies assez longuement au bord de la Seine. Nous les rattrapons et ces dames devisent de problèmes cutanés des chiens. La dame explique qu’elle nettoie son chien avec de l’eau additionnée de vinaigre blanc parce que ça débarasse des insectes, c’est ce qu’elle fait aussi toujours pour la salade. La jeune fille annonce qu’elle va y aller et s’éloigne vers la rampe d’accès au quai, Elle fait rapidement demi tour et tend à sa compagne un seau alimentaire blanc en plastique d’une vingtaine de cm de diamètre avec une anse. La dame explique qu’elles avaient un poisson rouge depuis plus de treize ans. Il est tombé malade ces derniers temps et elles viennent de le verser dans la Seine.
Mamar fait remarquer que c’était mieux, en tout cas pour un poisson rouge, de finir dans la Seine que dans une poubelle. La dame a l’air un peu interloquée et nous dit qu’il était encore vivant.

Il y a quelques années elles lui avaient acheté un grand aquarium. Depuis qu’on l’y avait installé le poisson rouge avait beaucoup grossi. La dame nous parle de l’adaptation de la taille des poissons rouges à celle de leur aquarium. Malheureusement ses filles, propriétaires du poisson rouge, ont fini par casser ce grand aquarium en le nettoyant provoquant une grosse inondation.

Elles ont donc mis le poissons rouge dans un aquarium plus petit où il est tombé malade. Le processus qui adapte la taille du poisson rouge à celle de son aquarium ne semble pas réversible.
C’est en partie la raison du relarguage du poisson rouge dans la Seine : tombé malade parce que l’aquarium était trop petit, le poisson pourrait être guéri par le grand volume d’eau dans la Seine.


